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  • : Ce blog se veut un lieu où partager au sujet des rêves et plus particulièrement des "grands rêves"... il se propose de recueillir ces derniers, d'en faire la collecte... Pour déposer un rêve, cliquez sur "contact" ci-dessous ou envoyez-le à undeuxtrois4@orange.fr Merci.
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  • symbolisme étude des rêves

Quelques précisions

Se pencher sur les "grands rêves"...drôle d'idée ? Pour quoi faire ? Pour se vanter d'avoir eu un rêve exceptionnel ? Non...surtout pas.

Mais plutôt pour retrouver parmi nous, gens soi-disant "civilisés" du 21 ème siècle, un peu de cette sagesse ancienne qui consiste à ne pas garder pour soi ce qui nous est "tombé du ciel" (ou du Soi)...

Chaque matin, les amérindiens commençaient leur journée en se racontant leurs rêves de la nuit...et ils avaient sans doute bien raison. Ils en tiraient de grands enseignements pour leur vie.

On dit qu'un rêve non recueilli, non interprété, est comme une lettre qu'on a reçue et qu'on n'a pas ouverte...Ouvrons donc ensemble notre "courrier" des profondeurs...et partageons les nouvelles !

L'or des rêves

DSCF3866

Souviens-toi de tes rêves,

observe-les comme un territoire inconnu

car ils viennent des profondeurs de toi-même,

porteurs d'un conseil, d'un message

ou d'un avertissement.

.

Les rêves spirituels se distinguent

des rêves ordinaires

par l'intensité de leurs couleurs

et la force de l'émotion,

comme l'or se distingue du métal vulgaire.

Ils viennent dans un esprit

capable d'émerveillement,

qui regarde à l'intérieur de lui-même.

.

Sers-toi des rêves pour guérir, aimer

ou soulager ceux qui souffrent.

.

Sagesse amérindienne

.

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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 11:21

couple-Kirikou-et-Karaba.jpg

 

Marie-Louise Von Franz, collaboratrice de C-G Jung pendant trente ans, s'est particulièrement intéressée aux contes et à leur symbolisme. Sur ce thème, elle a écrit, entre autres,  "La femme dans les contes de fée".

Voici la conclusion de ce livre :


"Ces pages ont cherché à mettre en lumière la façon dont le Principe féminin se reflète dans les contes de fées.Elles ne prétendent pas apporter de réponse aux multiples questions que les femmes se posent aujourd'hui, mais, par une meilleure connaissance de leurs fondements psychologiques, elles voudraient aider à les bien poser.

 

On a vu que le rôle prépondérant que les contes attribuent à la sorcière traduit le refus, dans nos sociétés, du Principe Féminin rendu, par là même, négatif. Gardienne du seuil, la sorcière incarne la peur de la vie et de son mystère, la crainte de l'inconscient qu'il faut consentir à affronter pour entrer dans l'aventure intérieure.


Le but ultime que nous proposent les contes correspond à ce que Jung a nommé l'individuation, cette réalisation de la totalité psychique, union des deux principes, masculin et féminin. Cette union apparaît, entre autres, dans l'image de l'union du roi et de la reine qui conclut nombre de contes..."

.

 

Par La Licorne - Publié dans : C-G Jung (et psys)
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Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 12:58
Par La Licorne - Publié dans : Articles divers
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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 14:00

La fin du rêve montre un mouvement général qui est aussi un "changement de posture"...les femmes qui étaient couchées face contre terre, une par une, lentement, se redressent...et se mettent debout.


Le passage de la position horizontale à la position verticale est en lui-même un symbole  fort : les femmes quittent leur position recroquevillée, apeurée, soumise...et retrouvent leur dignité perdue...elles montrent enfin leur visage, leur véritable identité. Elles montrent une féminité fière et authentique.

femme africaine 2

Dans leur nudité sombre, elles sont belles, magnifiques...comme le sont en général les femmes africaines à la silhouette élégante et au port altier (j'ai toujours admiré la grâce, la souplesse de la démarche des femmes noires, leur beauté et leur sensualité, leur joie et leurs danses aussi).

 

La "blessure" est oubliée, c'est une sorte de "guérison" collective à laquelle nous assistons. Le mouvement de la première femme a entraîné celui des autres, comme si elles n'attendaient que ce signe, cet "exemple" pour se lever à leur tour.


Et là, j'ai l'impression que c'est la "terre" elle-même qui se lève, qui re-vit...c'est comme un grand printemps, une croissance, une "floraison" longtemps attendue...

(Cf Histoire de "Kirikou et la sorcière" : tout se met à refleurir quand le "Pouvoir féminin" - vu jusque-là comme "mauvais" et "sorcier" - est enfin guéri...et aimé. C'est la fin de la sécheresse et de la stérilité...les "hommes-choses" redeviennent humains...c'est le retour tant attendu de l'abondance, de la joie et...de l'amour ! )


fleurs-karaba.jpg 

A la fin du rêve, c'est comme si l'inconscient collectif (représenté par le champ), ayant longtemps gardé les graines enfouies, germait et donnait enfin son "fruit" : l'éveil et l'épanouissement du Féminin.


C'est comme si le Féminin sortait du sommeil, de l'indifférencié (materia prima) et trouvait enfin son expression, sa "forme humaine"...et sa beauté.

 

Le Principe Féminin retrouve sa liberté et sa splendeur, sa valeur spirituelle et sacrée (verticalité entre Terre et Ciel)...celle qu'il avait perdue depuis des millénaires, dans l'esprit des hommes...et des femmes aussi...puisque, pendant tout ce temps, seul le Principe masculin était honoré et respecté.


Et dans cette "guérison" et cette "ascension" du Principe féminin, c'est aussi la Nature et toute la Terre qui guérissent et qui ascensionnent...qui s'élèvent à un autre niveau.


femme-arbre.jpg

Quand la Vie féminine retrouve sa dignité, quand elle est à nouveau respectée, la Nature l'est aussi...automatiquement. On cesse de vouloir la contrôler, la dominer, l'asservir... la Terre redevient la "Terre-Mère", la Déesse antique et nourricière, la "Grande Mère universelle" qui détient les secrets de la vie et de la mort...

Elle n'est plus "ressource à exploiter", "matière obscure", "motte sans âme", elle redevient une entité "vivante" (Gaïa). 


Quand les valeurs féminines  ne sont plus méprisées, ni haïes, quand elles sont reconnues, admirées, le monde redécouvre la valeur des relations humaines, du partage, de la coopération et...de l'amour.


Le Principe Féminin et le Principe Masculin ayant retrouvé chacun leur dignité et leur juste place, les hommes et les femmes retrouvent également la leur et peuvent avancer main dans la main. Ils acceptent de reconnaître leur complémentarité. Leur union redevient source vivifiante, source d'eau vive, source de joie.


Kirikou et Karaba


C'est une évidence, c'est une urgence aussi... et je ne suis pas la première à l'annoncer : "la femme est l'avenir de l'homme" :

 

''Si les femmes s'unissent dans le but sublime de régénérer l'humanité,
elles gagneront l'estime des hommes. 
De nouveau, ils seront obligés de les respecter, de les admirer,
de les estimer, et d'être inspirés par elles...
L'époque qui vient sera celle de l'amour : 
cela signifie que ce sera l'époque de la femme.''

O-M AIVANHOV

 

Dans la grande entreprise de laminage de l'ère patriarcale, la femme n'a pas seulement été soumise et infériorisée sous le joug, la loi du masculin, elle a aussi perdu sa valeur d'initiée ou, du moins, elle l'a engloutie sous les eaux de l'inconscient. Comme Blanche Neige ou la Belle au bois dormant, elle est la princesse endormie, protégée d'un destin plus funeste par son sommeil même.

Elle dort et veille sur le possible tout à la fois comme la graine enfouie dans le sol pendant les froidures de l'hiver et elle attend le printemps de son âme. La femme se garde et a placé au plus profond de son coeur le message de l'amour, et nul ne sait qui viendra la délivrer et libérer le passage. C'est toute l'histoire du Graal et des chevaliers en quête de la coupe de la féminité, du vase sacré.

femme qui sort

 Dessin de Kelilan

 

Mais les chevaliers de la Table ronde se sont évanouis à l'horizon. Ils ne reviendront pas car il n'appartient plus aux hommes de sauver l'âme malade du monde, malade d'un manque d'amourLes femmes commencent à savoir que le chevalier, le prince tant attendu, surgira en elle et que l'attente doit se convertir : d'extérieure elle doit devenir intérieure. 

Une musique très lointaine se fait entendre, plaintive encore, souffrante et discordante. Celle des femmes qui se relèvent et se réveillent dans un ballet incertain.

Comme elles sont mutilées et incomplètes, ces femmes ; comme elles se cherchent, comme elles s'auto-détruisent, comme elles s'entre-détruisent, ignorantes de leur beauté et de leur sororité. Pourtant, des mains s'élèvent, se rejoignent, esquissent la forme d'une coupe, font naître un soleil. Ce soleil pâlit et l'on peut croire qu'il va disparaître, mais à nouveau il brille au-dessus des têtes.

Les chants deviennent plus mélodieux, plus puissants. Une onde se déverse en pluie fécondante sur l'humanité assoiffée. Le chant de l'être se répand et irrigue toutes les âmes. L'espoir de ce monde est entre les mains des femmes.

 

Paule Salomon  (en 1997)

(suite du texte ici)

 femmes-noires-qui-dansent.jpg 

      La Licorne


P-S : Le film "Kirikou et la sorcière", de Michel Ocelot, peut être vu en intégralité ici (ou dans l'article suivant).

Pour voir juste la fin de l'histoire, la guérison finale, pointer directement à 58 min. 


Par La Licorne - Publié dans : Réflexion ou interprétation
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 11:15

 

GEB ET NOUT, LA VOUTE ETOILEE

 

Il est bien loin le temps où Nout, la "Mère divine", la "Dame du ciel", la "Voûte étoilée" trônait dans les cieux...Il est loin le temps où elle représentait la source de tout ce qui existe...le temps où elle était invoquée comme la "grande protectrice"...

Elle ne "domine" plus Geb, couché sur le sol...la situation s'est totalement inversée !

Dans les cieux, il n'y a plus que des dieux mâles...et des "pères célestes"...

Le souvenir qu'il ait pu exister des "déesses" et des "déesses-mères" s'est estompé... on ne les voit plus guère que comme des "histoires" mythologiques, des histoires d'un temps révolu...

 Les grands monothéismes sont des religions entièrement patriarcales.


 Depuis très longtemps, c'est l'Archétype Masculin qui "brille au firmament", c'est lui qui "domine". Le Féminin, lui, a été abaissé.

.

 

Dans le rêve, la position des "femmes-mottes" est d'ailleurs éloquente : elles sont courbées,  "face contre terre"...on ne voit que leur dos. L'image est très forte.


image ici

moutonnaille

 

Qu'est-ce que cette "posture" peut bien évoquer ?


- d'abord, une attitude de "protection" : elles "font le dos rond", elles sont dans la position de la "tortue" quand elle rentre tête et membres...pour se protéger de l'extérieur. C'est une position recroquevillée, fermée. C'est une attitude de peur.    

- et puis, c'est une position dans laquelle le visage est "caché"...c'est une position dans laquelle on ne peut distinguer l'individualité de chacune...elles sont comme un "grand troupeau", comme une foule anonyme et indistincte...domestiquée. C'est une position dévalorisante, non humanisée, presque animale.

- il s'agit enfin d'une position de soumission : elles s'écrasent, elles s'abaissent, elles s'aplatissent...C'est la position d'une personne abattue, découragée et même humiliée (rappelons que ce mot dérive de "humus" , la terre : être humilié, c'est, au sens premier, "être jeté à terre").

On peut y voir aussi la position de quelqu'un qui se "prosterne" devant un Dieu ou un personnage d'autorité. C'est la position d'une femme soumise (à la religion patriarcale, à son mari, au pouvoir masculin).

.

 dos femme 

 

La blessure au dos vient en confirmation de cette position d'infériorité et de dévalorisation.

Le dos, c'est dans le corps humain, la partie qu'on ne peut pas voir soi-même, c'est la partie "cachée", c'est l'"envers"... Le dos représente donc l'invisible, l'inconscient.

Il y a donc une blessure du Féminin et cette blessure est inconsciente. Elle n'est pas "reconnue", elle est une souffrance sur laquelle on ne "met pas de nom"...la situation étant considérée comme "habituelle", "normale".

la blessure-copie-1


En fait, la blessure est A LA FOIS une blessure personnelle (chaque femme en souffre personnellement, à sa façon) et une blessure collective (c'est l'archétype Féminin qui est en cause).

J'ai bien réfléchi et je ne crois pas être beaucoup plus "blessée" que les autres...à première vue, je n'ai pas le profil de la femme "soumise" : j'ai fait des études, j'ai toujours travaillé, je suis d'un caractère très indépendant, j'ai pris mes distances avec la religion et mon mari est quelqu'un de très respectueux.(*)

Mais je crois que oui, c'est sûr, je porte quand même en moi cette "blessure du Féminin"...transmise par ma culture et par ma famille...je la porte dans ma chair, dans mon inconscient...comme une épine...parce qu'elle est présente depuis des générations et des générations...


 

Depuis des générations, le Féminin et les valeurs féminines doivent en effet "s'écraser" devant les valeurs masculines. Depuis des générations, le Féminin est dévalorisé. Il n'est plus vu comme "sacré" mais il est rabaissé, ramené au concret, au banal, au "terre-à-terre"...

On le tolère mais on ne le vénère plus. On l'utilise mais on ne le respecte pas.


Et cette attitude se retrouve, trait pour trait, dans l'attitude de notre civilisation vis-à-vis de la terre (et de la Terre aussi, évidemment).

Comment appelle-t-on les entreprises agricoles ? Des "exploitations" !

Voilà, tout est dit : la terre est là pour être "exploitée" !

 

On l'exploite, on la "soumet", on la saccage...On lui fait "donner" le maximum...et pour cela, tous les moyens sont bons. On veut du rendement, du chiffre, du résultat. On lui "extorque" violemment ce qu'elle donnerait volontiers d'elle-même, si les rapports étaient plus "respectueux"...

On ne la considère pas comme une "mère généreuse" qu'on doit aimer et respecter mais comme un "grand réservoir", qui est à notre disposition, qu'on peut piller selon nos besoins. Elle est soumise, "à notre service". Elle est matière inerte, sans visage.


exploitee.jpg

Ce qu'il faut comprendre, c'est que le sort qu'on réserve au Féminin en nous et le sort qu'on réserve à la Terre, à la Nature sont exactement les mêmes, puisque tous deux relèvent du même archétype. Ce qui est à l'intérieur se retrouve à l'extérieur. (**)

Et aujourd'hui, Féminin et Nature sont "en mauvaise posture" !

Tous deux sont blessés, abîmés, souffrants...

Mis à mal par une société qui a basculé dans une hypertrophie du Masculin.

 

cl P E    

Clarissa Pinkola Estes, conteuse et psychanalyste jungienne, auteur de "Femmes qui courent avec les loups" est une de celles qui, à mon avis, a le mieux compris et décrit ce rapport "Femme et Nature".

"L'essence sauvage qui vit dans la Nature", dit-elle,  "a reçu quantité de noms mais elle est toujours Mère, elle est la conservatrice de la Tradition Féminine." 

 

Pour cet auteur, ce n'est pas un hasard si les étendues sauvages de notre planète ont disparu en même temps que notre compréhension de notre nature profonde s'est amoindrie.

musique africaine

Son constat: "La Vie sauvage et la Femme sauvage sont toutes deux des espèces en danger.

Au fil du temps, nous avons vu la nature instinctive féminine saccagée...On l'a malmenée, au même titre que la faune, la flore et les terres sauvages.

Cela fait des milliers d'années que, sitôt que nous avons le dos tourné, on la relègue aux terres les plus arides de la psyché..."

.

La Licorne

.

(*) Il est possible, néanmoins, que ce rêve renvoie aussi à une blessure personnelle inconsciente, mais, par manque de certitude, je n'en parlerai pas ici.


(**) C'est bien le Féminin  (et non seulement la femme) qui subit ce sort, le Féminin qui existe en chacun de nous. Le "Féminin blessé" et sa souffrance existent donc aussi chez l'être masculin, en chaque homme.


 

 

Par La Licorne - Publié dans : Réflexion ou interprétation
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 18:02

Pour parler de ce rêve, je vais partir de ce qu'en disait Nicole, dans les commentaires :


"Ce rêve est un des plus beaux que j'aie pu lire, il y a là quelque chose de fondamental sur la souffrance et la richesse des femmes, cette terre-mère, qui nourrit." (*)


Oui, Nicole, dans ce rêve, il y a une souffrance et il y a une richesse...

Et il y a ce magnifique symbole de la terre, terre labourée, terre riche, terre fertile...qui prend toute sa dimension "maternelle", "nourricière"...la présence des rangées de blé venant encore renforcer cette notion de fécondité et de fertilité, de perspective de récolte et d'abondance (avoir du "blé" !).

 

 

terre-labouree.jpg

 

La terre du rêve est une terre très brune, presque noire.

Dans l'Antiquité et chez les anciens Egyptiens, le noir (kem) n'avait pas la connotation négative qu'il a aujourd'hui. La couleur noire était alors avant tout le symbole de la renaissance et de la fertilité.

Le  noir, couleur du limon fertile apporté par la crue annuelle du Nil, était en effet fortement lié à la symbolique de la renaissance. Le limon déposé sur les berges permettait aux cultures égyptiennes de "renaître" après une saison de sécheresse où les plantes semblaient "mourir". Ce limon, vital pour un peuple d'agriculteurs, donnera le nom ancien de l'Egypte, kmt (Kemet ou Kemit), "la (terre) noire".

Même étymologie pour le mot "alchimie" (al-khemi, khemi=noir)...

Osiris

Osiris

Les divinités égyptiennes, liées aux mythes de la mort et de la renaissance, comme Osiris, Isis et Anubis, étaient d'ailleurs souvent représentées avec la peau noire. Osiris est appelé le "grand noir" et Isis "la femme noire".

Isis et Horus

Isis et Horus


La terre, le blé évoquent aussi, dans la mythologie grecque, Démeter (Dé-meter signifie littéralement déesse-mère). Son nom latin est Cérès (qui donnera le terme "céréale"). Son culte est lié au blé.

demeter

L'épi de blé, symbole de croissance et de fructification, est universellement considéré comme la manifestation de la fécondité physique et spirituelle.

L'abondance que représente l'épi est à l'image de ce que promettent les enseignements de toutes les religions : selon les Evangiles notamment, un grain qui meurt peut rapporter au centuple.

 

L'épi de blé était l'emblème d'Osiris, de Cérès et de la constellation de la Vierge. Il jouait un rôle essentiel dans les mystères d'Eleusis (honorant Démeter en tant qu'initiatrice aux mystères de la vie).


Virgo issoire

Virgo-abbaye d'Issoire

 

C'est donc tout naturellement vers les "Déesses-mères" que ces grands symboles nous ramènent.

 

Vénérées dès les temps préhistoriques, elles personnifient la vie universelle associée à la terre maternelle et elles comportent aussi bien l'aspect qui engendre que celui qui extermine.

C'est dans cette terre-mère que les hommes ensevelissent leurs morts pour qu'ils naissent à nouveau.

"La terre enfante tous les êtres, les nourrit, puis en reçoit à nouveau le germe fécond." (Eschyle)


deesse-mere

 

"La glèbe et la femme sont souvent assimilés dans les littératures", nous dit le "Dictionnaire des symboles" (Chevalier et Gheerbrant) :

"Sillons ensemencés, labour et pénétration sexuelle, accouchement et moisson, travail agricole et acte générateur, cueillette des fruits et allaitement, soc de la charrue et phallus de l'homme. En Afrique comme en Asie, selon certaines croyances, les femmes stériles risquent de rendre stérile la terre familiale et leur mari peut les répudier pour cette raison. Les femmes enceintes, si elles jettent les grains dans les sillons, enrichiront les récoltes; elles sont source de fécondité.

Vos femmes, dit le Coran, sont pour vous comme les champs."


GEB ET NOUT, LA VOUTE ETOILEE

image ici


L'association "Terre-Femme" est pour nous si évidente et si familière qu'on en oublierait presque qu'il n'en a pas toujours été ainsi :

Dans la cosmologie égyptienne, la déesse Nout, divinité du Ciel, était figurée courbée en deux, les mains et les pieds reposant fermement sur Geb, la Terre...(**)

En ce cas, à l'inverse de la plupart des mythologies, c'était le Ciel qui est féminin et la Terre qui est masculine !

.

La Licorne

(Sources diverses)

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(*) Vous ne serez pas surpris, je pense, d'apprendre que, quand j'ai fait ce rêve, je venais d'être mère...(ma fille avait à peine quelques mois).


(**) Nout et Geb sont les parents d'Isis et d'Osiris.

Par La Licorne - Publié dans : Réflexion ou interprétation
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