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  • : Ce blog se veut un lieu où partager au sujet des rêves et plus particulièrement des "grands rêves"... il se propose de recueillir ces derniers, d'en faire la collecte...Pour déposer un rêve, cliquez sur "contact" ci-dessous ou envoyez-le à undeuxtrois4@orange.fr Merci. ATTENTION : LE BLOG A DEMENAGE EN 2015
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Quelques précisions

Se pencher sur les "grands rêves"...drôle d'idée ? Pour quoi faire ? Pour se vanter d'avoir eu un rêve exceptionnel ? Non...surtout pas.

Mais plutôt pour retrouver parmi nous, gens soi-disant "civilisés" du 21 ème siècle, un peu de cette sagesse ancienne qui consiste à ne pas garder pour soi ce qui nous est "tombé du ciel" (ou du Soi)...

Chaque matin, les amérindiens commençaient leur journée en se racontant leurs rêves de la nuit...et ils avaient sans doute bien raison. Ils en tiraient de grands enseignements pour leur vie.

On dit qu'un rêve non recueilli, non interprété, est comme une lettre qu'on a reçue et qu'on n'a pas ouverte...Ouvrons donc ensemble notre "courrier" des profondeurs...et partageons les nouvelles !

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L'or des rêves

DSCF3866

Souviens-toi de tes rêves,

observe-les comme un territoire inconnu

car ils viennent des profondeurs de toi-même,

porteurs d'un conseil, d'un message

ou d'un avertissement.

.

Les rêves spirituels se distinguent

des rêves ordinaires

par l'intensité de leurs couleurs

et la force de l'émotion,

comme l'or se distingue du métal vulgaire.

Ils viennent dans un esprit

capable d'émerveillement,

qui regarde à l'intérieur de lui-même.

.

Sers-toi des rêves pour guérir, aimer

ou soulager ceux qui souffrent.

.

Sagesse amérindienne

.

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 18:38

images (23)

 

Sur tout ce qui est vraiment vivant plane le souffle de l’Éternité.

 

De folles discussions nous font voir ce qu’il adviendra de moi

lorsque je serai devenu posthume.

Tout ce qui aura été feu et vent dans ma vie sera mis dans l’alcool

et changé en préparation morte.

Ainsi les dieux sont-ils enterrés dans l’or et le marbre,

et les simples mortels comme moi, dans le papier.

 

Je ne souhaite pas que les gens soient jungiens,

je veux par-dessus tout que les gens soient eux-mêmes.

Devrait-on découvrir que j’aurais seulement créé un nouvel « isme »,

j’aurais alors échoué à tout ce que je me suis efforcé de faire.

 

Je ne puis qu’espérer et souhaiter que personne ne sera « jungien ».

Je ne défends pas de doctrine, mais je décris des faits

et propose certaines affirmations que je tiens pour susceptibles d’être discutées.

Je n’annonce pas d’enseignement tout prêt et systématique,

et j’ai horreur des « suiveurs aveugles ».

Je laisse à chacun la liberté de venir à bout des faits à sa manière,

car je revendique pour moi-même cette liberté.

 

.

C-G Jung

.

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 14:25

  Ce que l’on appelle exploration de l’inconscient dévoile en fait et en vérité

 l’antique et intemporelle voie initiatique. 

La doctrine de Freud est une tentative d’ensevelissement

pour se protéger des dangers de la « longue route »,

seul un chevalier risquera la « queste et l’aventure ».

.

C-G Jung

  jungcurrents-why-did-jung-cross-road.jpg

 

Le processus d'individuation est ce que les religions et traditions du monde entier appelaient le chemin d'initiation.

 

Ce chemin est clairement décrit dans la philosophie de l'Advaïta (non-dualité) en Inde (...) comme un processus d'intégration consciente du moi (jivan) au Soi (atman ou purusha).


(...) Ce chemin déclenche lors de son accomplissement l'harmonisation de toutes les dualités (masculin-féminin, le bien et le mal...etc) et un état d'unité ou de fusion avec la conscience cosmique (brahman).

 

Ce processus est de même décrit dans l'alchimie, à travers ses phases de transmutation de la matière vile (le plomb) en matière sublimée (la pierre philosophale).

Cette transmutation atteint son apogée avec le mariage mystique (ou noces chymiques) qui exprime l'harmonisation des complémentaires.

Jung dit à ce propos : "Le secret de cette philosophie alchimique et sa clé ignorée pendant des siècles, c'est précisément le fait, l'existence, de la fonction transcendante, de la métamorphose de la personnalité (...) en bref, des épousailles, dans l'être, de son conscient et de son inconscient."

(...)

Pendant ce processus d'individuation, l'être reçoit de son Soi de nombreuses indications pouvant le guider, le Soi jouant le rôle de guide et d'ange protecteur, mais aussi d'inspirateur de défis et de challenges qui nous incitent à nous transcender.

Ceci montre à quel point le Soi  d'un individu particulier connaît non seulement les potentiels de cette personne, mais ses probabilités d'évolution et son futur chemin d'évolution."

 

Comme nous l'avons vu, notre Soi est en permanence connecté à l'inconscient collectif...et il a ainsi accès a toutes les connaissances disponibles sur l'humanité, notre planète terre et même l'univers.

Connaissant tout de notre être - depuis notre passé d'espèce et et personnel jusqu'à  notre plus haute évolution  possible - notre Soi cherchera à équilibrer notre psyché et à stimuler son évolution dans les directions les plus bénéfiques et les plus enrichissantes pour nous.

 

Le Soi, selon Jung, serait ainsi capable de guider et de protéger le moi conscient en lui faisant parvenir des informations -à travers des rêves, des associations d'idées, des flashs intuitifs ou visionnaires, et aussi des synchronicités ou coïncidences significatives.

 

Nous verrons par exemple que Jung a été non seulement prévenu par des rêves qu'il devrait se plonger dans le XVIème siècle et l'alchimie, mais aussi qu'il a été guidé toute sa vie par ses rêves : "Tous les problèmes qui me préoccupèrent humainement ou scientifiquement furent anticipés ou accompagnés par des rêves."

 

Christine Hardy

"La prédiction de Jung..."

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 19:50

Troisième partie : "Le rêve, guide intérieur"

 

Dans cet état mental particulier que les mystiques de l'Orient ont appelé "illumination", il se produit une curieuse série de phénomènes : nos "cerveaux" multiples se convertissent en un seul cerveau.

 

cerveau-femme-activite

 

Le néocortex (dont relève la pensée intellectuelle), le système limbique et le thalamus (dont relèvent les sentiments et émotions) et le bulbe rachidien (partie intuitive-inconsciente) parviennent à un mode de communication intercellulaire qui n'existait pas auparavant, bien qu'ayant toujours été possible.

 

illumination-2.jpg

 

L'illumination est le stade le plus haut de la conscience ; il se caractérise par une profonde paix avec les autres, par l'harmonie avec le monde et par la compréhension de l'Univers : ce qu'on appelle la "Conscience cosmique".

L'être s'intègre à l'Esprit universel. Il devient alors désintéressé, l'ego semble une illusion et son jeu se termine.

 

Qu'est-ce qui limite notre conscience ? Notre mental, notre peur, notre propre obscurité.

Ceux qui étudient la perception humaine ont appris que nos sens étaient aveugles de multiples façons ; phénomène qu'on a appelé "répression sensorielle" et qu'on trouve également chez les animaux, servant à s'adapter et à survivre dans le milieu ambiant. De là vient la sélection des données sensorielles arrivant à notre mental qui admet certaines choses, en filtre d'autres et ignore consciemment ou inconsciemment les autres.

Cette conscience restrictive est nécessaire à l'évolution de la race et à la survie à certains moments. Actuellement elle n'est plus nécessaire et on suppose, au contraire, que c'est la cause principale de notre acheminement vers l'extinction puisqu' elle nous empêche de voir des choses et des faits que nous devons reconnaître pour changer et nous transmuter.

 

Les peuples de l'Antiquité comparaient le sommeil à la mort et l'appelaient son petit frère.

Pour eux, le jour et la nuit reflétaient en petit le grand cycle de la vie et de la mort et celui, plus grand encore, de la Création ou de la manifestation de l'Esprit dans la matière et de sa réabsorption dans le Principe Premier.

 

 astral.jpg

 

Bien que, selon les traditions ésotériques, il se produise une profonde activité astrale durant le sommeil, il se peut qu'on ne se souvienne de rien de ce que l'on a vécu au réveil, ou de très peu, et qu'on ne sache pas d'où l'on a extrait la solution à ses problèmes ou l'inspiration reçue.

 

Dans le plan astral, on est capable de se souvenir de ses expériences de veille, mais dans le plan physique, la majorité des gens ne sont pas capables de se rappeler ce qu'ils ont vécu dans l'astral . Cela semble dû au fait que le lien entre le corps physique, le cerveau et le véhicule astral n'est pas bien forgé ou travaillé. Ce "pont éthérique" est faible et se rompt quand le mental essaie de "poser le pied physique" dessus ; ce qui fait que plus l'on s'efforce de se souvenir et plus l'on oublie ce qu'on a vécu.

 

Dans les temples de l'Antiquité qui donnaient une formation initiatique, on recommandait au disciple de s'exercer à faire passer sa conscience d'un plan à l'autre. Il devait aussi apprendre à se réveiller quand il rêvait, non pour ne pas rêver, mais pour démontrer l'empire qu'il avait sur lui-même.

 

Il était nécessaire de dominer le mental et l'émotionnel pour ne pas être un pantin aux mains des forces astrales. Avant qu'il n'ouvre les yeux sur le plan astral, on demandait au disciple une grande pureté et une moralité bien établie, ainsi que du bon sens pour ne pas sombrer dans la folie.

 

"Je suis un Dieu et je l'avais oublié", s'exclamait  Platon il y a plus de deux mille ans.

Triste condition que celle de l'homme qui, immortel, se perçoit comme mortel et vit, abusé et miné, d'ombres qui dévorent son existence, sans oser prendre la liberté de crever la fausse porte de papier qui le limite.

 

A l'intérieur de nous il y a une lumière, la conscience, qui peut nous guider  hors de la caverne des erreurs où nous vivons et nous débattons, prenant des ombres chinoises pour la réalité. 

 

caverne de Platon

 

Le travail d'illumination de notre conscience consiste, d'une certaine façon, à assimiler la partie sombre, à la connaître, à l'accepter et à la transmuter. Traverser les "mers intérieures","descendre aux enfers", aux "sous-mondes".

Mourir en tant que vieille personnalité et renaître en tant qu'homme nouveau, passer par mille épreuves et difficultés qui développent nos potentialités et les confirment.

Transformer le dragon en oiseau capable de voler dans les cieux les plus hauts.

Renaître de ses cendres en Esprit conscient de son immortalité. 

 

A travers le sommeil comme la mort, nous traversons le pont existant entre le matériel concret et le spirituel subtil. Toutes les nuits, on meurt un peu et on renaît aussi, comme après la mort qui ouvre passage peut-être à une nouvelle vie. On pourrait et on devrait profiter de ce voyage pour prendre conscience de sa propre continuité au-delà de la séparation d'avec le corps et apprendre à se connaître en entier.

Vaincre la mort, l'inconscience.

 

renaissance

 

S'éveiller, vivre ! Pouvoir être maître et seigneur de soi-même.

Servir avec efficacité le plan divin de l'Evolution, pour atteindre ainsi l'Unité, le Bien Suprême.

 

D'après Dolorès VILLEGAS

Revue Acropolis, numéro 130

Traduit de l'espagnol par Nicole Lévy

 

(1) écriture simplifiée des anciens Egyptiens

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 09:20

porte-entrouverte.jpg

 

Le rêve est une porte étroite,

dissimulée dans ce que l’âme

a de plus obscur et de plus intime ;

elle ouvre sur cette nuit originelle et cosmique

qui préformait l’âme bien avant l’existence de la conscience du moi

et qui la perpétuera bien au-delà

de ce qu’une conscience individuelle aura jamais atteint. 


C-G  Jung

« L’âme et la vie »

 

.


J'ai trouvé sur internet un texte sur les rêves qui correspond bien

à ma propre vision et à mon ressenti...

Cette approche-là n'est pas à proprement parler  "junguienne"

et comporte quelques approximations,

mais elle rencontre un profond écho en moi et j'ai décidé de vous la partager...

 

Ce texte s'appelle "Le rêve, porte ouverte sur le mystère"

  et il comporte trois parties. Voici la première :

 

Première partie : "Le rêve dans la tradition"


 

pont-vers-le-ciel

 

Dans l'Antiquité, le rêve fut considéré principalement comme un "pont" entre les hommes et les dieux.

A travers les rêves, l'homme recevait les messages des dieux qui entraient en contact avec lui par l'intermédiaire de ce langage symbolique. (On affirme que ce furent les dieux qui enseignèrent ce langage aux hommes pour qu'ils puissent se comprendre mutuellement).

 

Le rêve servait aussi à guérir. Les malades avaient recours à certains temples comme celui de Séraphis, en Egypte, ou celui d'Asclépios (Esculape) en Grèce. Dans le rêve provoqué en ces lieux, le patient voyait la divinité protectrice qui lui indiquait la cause et le remède de ses maux, ou le guérissait par sa simple présence.

 

Le rêve était également un moyen de prophétiser car, dans l'état de conscience qu'il représente, certains êtres étaient capables de voir le futur.

 

Un texte démotique (1) dit : "Dieu a créé le rêve pour indiquer le chemin au dormeur dont les yeux étaient dans les ténèbres".

Au Kurdistan iranien, on dit : "Le rêve permet une nouvelle prise de conscience ; par lui on peut se transformer en une autre personne".

Et le bouddhisme : "Il y a des rêves provoqués qui permettent de connaître les replis les plus cachés de l'âme".

Platon affirme : "Les génies répandus dans les régions de l'éther viennent se poser près de nous pour imprimer en nos âmes des idées détachées des sentiments et nous transmettre les ordres de Dieu".

"Rêver, dit Artémidore d'Ephèse, est un mouvement et une conformation de l'âme qui, sous les aspects les plus divers, annonce les heurs ou les malheurs" et affirme par là même qu'il n'existe pas de clés d'interprétation immuables. 

Dans l'Islam, "Le rêve est une conversation entre l'homme et son Dieu".

Pour Philon d'Alexandrie, "il existe des rêves dont les images sont envoyées par la Divinité... ; il y en a d'autres qui naissent d'une collaboration entre l'âme de l'Univers et notre pensée, de telle sorte que celle-ci devienne capable de prédire le futur".

Et Homère dit du rêve "qu'Apollon, Zeus ou Chronos l'envoient".

 

reve-temps.jpg

 

Depuis les cultures les plus anciennes, le rêve s'est incorporé à tout le symbolisme magico-religieux de l'Humanité. Les papyrus égyptiens, les tablettes cunéiformes, les textes bibliques, nous parlent de rêves prophétiques dans lesquels l'esprit humain, libre des attaches du corps physique et des limitations du cerveau, se connecte avec cet autre monde, plus subtil, pouvant ainsi lire et capter la Réalité de la Nature.

 

Ainsi Zoroastre a reçu en rêve diverses révélations. Brutus a appris en rêve la nouvelle de sa propre défaite. Calpurnus a vu la mort de César. C'est un rêve qui a inspiré à Dante La Divine Comédie. Apollon est apparu en rêve à Galien et lui a appris qu'il devait se dédier à la médecine. Les rêves d'Edison sont fameux puisque, comme il le raconte lui-même, chaque fois qu'il était confronté à un problème insoluble, il allait dormir et trouvait ainsi la réponse. Jung affirme que c'est une série de rêves surprenants qui l'amenèrent à chercher la relation entre la psychologie et l'alchimie.

 

Selon les sciences hermétiques, les rêves guidèrent l'homme dans ses premiers pas sur la Terre. L'esprit vierge qu'était l'homme, au développement encore inexistant mais plein de potentialités, a engendré, les âges passant, une âme, une conscience, une histoire ; cette même âme expérimentée est celle qui conseille son double physique depuis le monde des rêves.

L'âme éternelle dialogue ainsi avec l'être passager  et l'avertit des dangers où le conduisent ses erreurs de vision.

 

La psychologie antique nous dit que la veille et le sommeil ne sont autres que des états mentaux distincts qui se rapportent à des modalités d'existence différentes.

 

De là vient qu'en Orient, on parle du Grand Eveil comme de la libération de l'illusion qui nous enchaîne.

Le sommeil ferait pénétrer notre conscience dans une autre dimension, astrale, mentale ou spirituelle, grâce à laquelle nous pourrions connaître ce monde obscur pour nous à l'état de veille. Certains philosophes ésotériques et certains psychologues vont jusqu'à affirmer que l'avenir se conquiert grâce aux rêves puisque le sommeil de l'homme est un sommeil cosmique.

 

      Dali : Le pont brisé du rêve

Salvador-Dali Pont brisé du rêve

 

Le temps s'écoulant, le cordon ombilical qui unissait l'homme physique à sa partie transcendante s'est coupé. Le christianisme a fait de l'art de la divination un art maudit, à tel point qu'il relève depuis de la sorcellerie.

L'obscurité s'étant apesantie sur ces domaines, l'homme s'est éloigné et a perdu des connaissances naturelles alors, devenues ésotériques aujourd'hui.

      .

D'après Dolores Villegas (traduction en français)

 

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 00:06

Les grands rêves uniques,

les songes initiatiques


carnet de rêves    

 

En étudiant votre journal de rêves, vous repérerez,

d'une part, des rêves similaires, voire identiques,

et d'autre part, des rêves n'apparaissant qu'une seule fois.

Parmi ces derniers, certains se révèlent comme des grands rêves uniques.

Il sont une caractéristique particulière : ls vous ont marqué profondément.

Même des mois ou des années plus tard,

vous vous en souvenez facilement, tellement ils ont été importants.

.

D'après Jung, il s'agit de rêves "numineux"

qui laissent chez le rêveur une imprégnation très puissante.

Ces rêves peuvent également être perçus comme des songes initiatiques

car ils enseignent au rêveur la ligne de conduite qu'il doit suivre,

dans l'immédiat et pour le futur.

 

 echelle-de-jacob

 

      On retrouve ici une ancienne conception des rêves :

 

dans l'Antiquité, on pensait en effet que le rêve venait du monde divin

et délivrait un enseignement.

 

Les anciens mésopotamiens, babyloniens, égyptiens, grecs et romains

considéraient que certains rêves très forts

nous donnent des instructions pour notre vie

parce qu'ils constituent un message des dieux

nous visitant pendant nos rêves.

 

D'ailleurs les Anciens ne disaient pas "J'ai fait un rêve"

mais "J'ai reçu un rêve".

Ils admettaient donc que certains grands songes

pouvaient provenir d'une source extérieure au rêveur.

Tandis que nous, héritiers de la psychanalyse,

nous avons tendance à croire

que tous nos rêves ont pour unique source nous-mêmes.

 

je-reve.jpg

.

L'étude de votre journal de rêves et la comparaison avec votre vécu

vont vous aider à identifier des grands rêves initiatiques,

vous transmettant un message provenant non seulement de vous-même

mais aussi, peut-être

- nous sommes autorisés à adopter la croyance antique -

d'une autre dimension plus subtile...

.

Hélène Renard

"Petite méthode pour interpréter soi-même ses rêves"

.

méthode rêves

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 20:55

C-G Jung , dans son oeuvre, a beaucoup parlé du tournant que nous rencontrons  au milieu de notre vie, tournant qu'on désigne dans le langage courant par l'expression : "la crise de la quarantaine"...

jung--1-.jpg

C'est à cet âge (entre 35 et 45 ans), en effet, que chacun ressent le besoin et l'urgence de "changer d'orientation" et de se tourner vers de nouvelles valeurs...

Alors que jusque-là, l'être s'est consacré surtout à des objectifs "extérieurs" (mariage, famille, réussite sociale...) et que , souvent, il les a atteints, il traverse alors une période où ces objectifs, qui lui tenaient tant à coeur lui paraissent moins importants et où ses besoins deviennent autres...il se tourne alors, normalement, vers ses profondeurs et recherche un sens à sa vie.


On retrouve donc le thème du "retournement" évoqué dans l'article précédent.

Retournement illustré (entre autres) par la carte du "Pendu" (numéro 12)...


Tarot.jpg

On notera que, dans le tarot, la carte qui précède est celle de la "Force" et celle qui suit celle de l'Arcane sans nom (ou "Mort").

Après un stade de "maîtrise" et de "victoire" relative (carte 11), le Pendu évoque un changement d'orientation et un "lâcher-prise"...

Comme Jack qui vend tout ce qu'il possède et qui l'échange contre quelques haricots "magiques"...il s'agit de "lâcher" le passé et de faire confiance à l'avenir, à l'inconnu, à ce qui "germera"...

On traverse alors une période où l'on ne "maîtrise" plus (les mains dans le dos du Pendu l'empêchent de "saisir" quoi que ce soit),  et où l'on se "retourne"...


On était tourné vers l'extérieur, on est à présent amené à se tourner vers l'intérieur...vers l'inconscient (représenté par le pied, partie du corps opposée à la tête, au conscient...).


On  se dirige alors vers une transformation, une "mort symbolique" (carte 13), qui aboutira, dans le meilleur des cas, à une renaissance spirituelle et à terme, à l'accomplissement, dans l'unité (carte 21)...

(accomplissement qui signale que l'être a atteint l'équilibre, la complétude, qu'il a retrouvé sa "moitié perdue").

La vie est ainsi jalonnée de morts/renaissances qui sont autant de "passages initiatiques"...

 

Un autre passage important est, par exemple, le passage de l'enfance à l'adolescence. Ce passage était accompagné, dans nombre de cultures, par des "rites" initiatiques.

rite initiation

image ici

(peintures corporelles évoquant une échelle)

 

Chaque fois qu'on passe d'un "palier" à un autre...on effectue un "saut"...on passe d'un état ancien à un état nouveau...très différent.

On passe par un état de déséquilibre temporaire...pour atteindre un nouvel équilibre...par une dissymétrie avant de retrouver la symétrie...

 

Comme quand on monte un escalier ou une échelle...si l'on ne veut pas tomber, on n'a pas le choix : on ne peut poser qu'un seul pied sur l'échelon ou sur la marche. On peut d'ailleurs supposer que le jeu de marelle, horizontal, oblige le joueur à "sauter" sur un pied afin de rappeler ce "déséquilibre" qui existe quand l'échelle est verticale.

 

Un des grands symboles de mort/renaissance est la Pâque...Pessah en hébreu.

L'étymologie de ce mot  est particulièrement intéressante.

pessah.gif

Le mot français "Pâques" vient de l'hébreu "pascha" qui signifie "passage" (adjectif :"pascal").

Mais le mot hébreu "Pessah" est un mot qui signifie, et c'est beaucoup plus curieux, "se mouvoir sur un pied", "sautiller", "faire un bond" ou même "boîter" !

(traduction de "Pessah" en anglais : "passover", soit "passer par-dessus").


Il semblerait d'ailleurs qu'autrefois, les "fêtes de printemps" se soient très souvent accompagnées de rites mettant en jeu le "sautillement" ou la boîterie.


    On retrouve là cette idée d'un "déséquilibre" temporaire   (un pied sur terre, un pied dans l'éternité ?) pour "passer" d'un état à un autre et pour, finalement, accéder à un nouvel état d'équilibre, pour "renaître".


cloche

 

On retrouvera ce lien, en français, dans certaines expressions associées au mot "cloche" :

"à cloche-pied", "clo"pin-"clo"pant...clopiner...(du latin cloppus, boîteux)

"Clocher" = aller de travers ="clau"-diquer...clochard = boîteux...

On pense aussi, évidemment, aux "cloches" de Pâques (et aux oeufs, symboles de vie nouvelle, de renaissance...).

Et puis, tiens, comment s'appelle celui qui dans une célèbre chanson traditionnelle, est appelé à se "réveiller" et à sonner les "cloches" pour célébrer la renaissance du jour ?

Frère Jacques, bien sûr ! (Bruder Jakob, en allemand).

Aussi "endormi" que Jacob, celui-là ! 

Et en voilà encore un qui "monte" et qui "redescend"...

en tenant fort sa corde !!!

(qui est un beau symbole "axial"...)

frere_jacques.gif

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La Licorne

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 22:45

Dans le Jeu de la Marelle, on voit bien que le "but" n'est pas uniquement de "monter au ciel", puisque, arrivé là-haut, le joueur fait demi-tour et...revient sur terre. Il y a "retournement".

Qu'en est-il dans les autres "contextes symboliques" que nous avons rencontrés ?

pelerinage-Saint-jacques.gif

Le pélérinage: J'ai trouvé un extrait du livre "Les étoiles de Compostelle" d'Henri Vincenot, qui, à mon avis, résume tout :

"...parce que la Connaissance, (dit le Prophète) c'est aussi savoir que lorsqu'on est arrivé, il faut revenir et que la moitié seulement du travail est fait !"

Et il repartit, mais vers l'Est, cette fois, pour entamer la deuxième moitié du travail de l'Initiation...


Dans la tête des gens, le chemin de Compostelle est un chemin à sens unique. On parle toujours de ceux qui y vont, jamais de ceux qui en reviennent. Or, c'est une entreprise en deux temps, et le second n'est pas le moindre ! "


Dans le conte "Jack et le haricot magique", Jack ne reste pas au Ciel, il redescend et c'est à ce moment-là qu'il ramène les "trésors de l'ogre" sur terre...


Dans le Jeu de l'Oie, pourtant, il semblerait que le joueur ne revienne pas au départ (à moins de tomber dans un piège).

C'est ainsi que fonctionne le jeu actuellement : on avance toujours dans le même sens, vers le centre.

disque de phaïstos

Mais voilà : si l'on se penche sur le "disque de Phaïstos" qui pourrait en être une version antique (8ème siècle avant J-C), il en est autrement. Ce disque comportait en effet deux faces de 31 cases et certains posent l'hypothèse qu'une fois "arrivés" au bout de la spirale située sur la première face, une case "puits" emmenait le joueur sur...l'autre face. On passait donc sur "l'envers" pour reparcourir une deuxième spirale "inverse" de la première.


Enfin, dans le Jeu de Tarot qui comprend, rappelons-le vingt-deux cartes majeures, le "Pendu" qui porte le numéro douze se situe au début de la deuxième moitié...il se pourrait donc bien, si l'on considère la suite des cartes comme une "suite dirigée"...qu'il indique le moment où le "retournement" (tête en bas) doit s'effectuer !

(Cette position "tête en bas", faut-il le rappeler, est celle que prend l'enfant qui va naître...)

Le pendu 4

On peut remarquer aussi que sur la carte inverse du 12, le 21...on retrouve la forme de l'"oeuf" (comme sur les images de l"échelle alchimique"), forme qui renvoie symboliquement à la (re)naissance et aussi à l'unité.

Tarot le monde

 

Sur le chemin initiatique, il y aurait donc systématiquement, un moment d'inversion...

Inversion dont on trouve la trace jusque dans les sentences de la Table d'Emeraude, qui nous dit :

"Il monte de la terre au ciel, et derechef il descend en terre, et il reçoit la force des choses supérieures et inférieures."


table-d-emeraude.jpg 

Que peut-on en déduire ?

Eh bien sans doute, que le but de la vie n'est pas tant de quitter la Terre pour le Ciel que d'effectuer un "aller-retour", un va-et-vient entre Terre et Ciel.

C'est d'ailleurs bien ce que font les "anges-humains" sur l'échelle de Jacob :

ils montent ET ils descendent.


echelle-jacob-1.jpg

Ils font ainsi le "lien" entre le Divin et l'Humain, le Haut et le Bas, le subtil et le dense, le Principe et la Manifestation, l'Esprit et la Matière. 

Et ce faisant, ils "ré-unissent" ce qui est séparé, ils invitent à la réconciliation des contraires et au rétablissement de l'Unité perdue.


On peut y voir aussi le principe des vies successives , le principe des âmes qui, alternativement, "montent" au ciel et "redescendent" sur terre.

Vies qui se succéderaient et se poursuivraient, dans une alternance de morts et de renaissances, jusqu'à ce que l'être soit totalement "unifié", jusqu'à ce que l'unité entre esprit et matière soit enfin réalisée.

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La Licorne

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 11:37

Peut-être pensez-vous, après ce long développement sur le symbolisme de l'échelle et de la marelle, que je me suis éloignée du rêve de départ (rêve 17)...


Je ne crois pas. Car vous allez voir, à quel point, quand il s'agit de "parcours initiatique" ou de "progression spirituelle", tout se tient. Pour aller de la Terre au Ciel et du Ciel à la Terre, on peut suivre un  chemin ou un autre...on retrouve toujours les mêmes éléments, les mêmes symboles. Il y a une cohérence...incroyable !


Dans un premier temps, revenons donc au personnage de Jacob puisque c'est de "son" échelle qu'il s'agissait dans le rêve.

combat-de-jacob-1.jpg

Tout d'abord, remarquons  que le prénom Jacob est la forme ancienne de "Jacques".

Ce qui nous évoque immédiatement le fameux pélérinage de...Saint-Jacques de Compostelle. Là aussi, on progresse, par ses propres moyens, d'étapes en étapes...Au Moyen-Âge, les pélerins étaient appelés les "Jacquets".

Saint_Jacques_le_majeur_t.800.jpg

"Compostelle" peut aussi se décomposer en "compost"-"stell...", c'est-à-dire "terre-étoiles"...et revoilà la Terre et le Ciel ! Il s'agit bien d'un parcours "spirituel"...destiné à "élever" l'être....

Le symbole de ce pélérinage est la "mérelle" (même étymologie que marelle) qui est une ...coquille Saint-Jacques ! A cause de sa forme, on a souvent rapproché ce coquillage d'une "patte d'oie".

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Ce qui nous ramène au Jeu de l'Oie, qui, comme on l'a vu, est en rapport avec la marelle, sous sa forme "spiralée".

JeuDeLOie.jpg

Une autre source intéressante, en dehors des jeux traditionnels, se trouve dans les "contes" traditionnels. Si l'on cherche quel est le conte célèbre qui fait apparaître une "échelle" qui monte au ciel...on pense tout de suite à "Jack et le Haricot magique"...puisque dans cette histoire, le héros se sert des branches de la plante magique comme de barreaux naturels pour progresser jusqu'aux nuages...

Tiens, tiens..."Jack", "Jacques", "Jacob"...on dirait bien que le prénom est incontournable !

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Et à la fin de ses aventures célestes, qu'est-ce que Jack ramène à sa mère ? Une poule aux oeufs d'or ! (qui est sans doute, à l'origine, une "oie" aux oeufs d'or ... comme dans la fable d'Esope).

Oie

Si l'on se penche sur l'étymologie du prénom, on constate que Jacob vient d'un mot hébreu qui signifie "talon"...Or, c'est bien par le "talon" que le "Pendu" du jeu de Tarot est attaché !

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Et si l'on retourne cette carte du "Pendu", si on la remet "à l'endroit", on obtient un personnage qui se tient en équilibre sur un pied...une jambe repliée...comme le joueur de marelle qui avance "à cloche-pied" !

Le-pendu-a-l-endroit.jpg

Et à quoi nous fait penser cette façon de se déplacer ? Eh bien, évidemment, à la boîterie du Jacob de la Bible, qui, après son combat avec l'Ange, fut blessé à la hanche et resta  "boîteux" pour la fin de ses jours !

Je vous laisse un peu de temps pour méditer tout ça ! 

Mais je n'ai pas fini...

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La Licorne

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 00:40

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Tout commence avec l'Oeuf du Monde. Il symbolise le Monde à l'état embryonnaire contenant toutes les possibilités de développement. Lors de son éclosion, il est séparé en deux moitiés donnant naissance au Ciel et à la Terre.

marelle 4

 Le passage vertical entre la Terre et le Ciel est symbolisé par l'Axe du Monde. Monter et descendre le long de l'Axe passe par différents degrés ou états de l'être depuis les plus physiques ou terrestres jusqu'aux plus spirituels ou célestes. Sous sa forme la plus courante, la marelle couvre huit degrés principaux subdivisés en différentes modalités.

Echelle-associalle

La pierre ou le palet est associé au mouvement de descente et de montée et symbolise l'axe vertical qui unit le Ciel et la Terre. La pierre brute tombe du Ciel et y retourne après avoir été façonnée et transformée. Souvenons-nous du début du film “Les dieux sont tombés sur la tête”, c'est-à-dire qui ont la tête en bas au cours de leur descente sur la Terre. Leur descente est à l'image des arbres inversés:  leurs racines sont dans le Ciel et leur feuillage effleure la Terre...

Yggdrasil-2.jpg

Le joueur lance la pierre, le palet sur une case associée à un état de l'être. Il parcourt ensuite les différentes modalités liées à cet état tout en récupérant le palet, c'est-à-dire en faisant sien cet état. Ce parcours se fait sur un pied pour signifier que l'être fait un avec l'Axe du Monde. Il est lui-même un axe, un être unifié.

 

Yggdrasil_-3.png

    Yggdrasil

D'ailleurs, une représentation du jeu à Morecambe en Angleterre consiste en une suite rectiligne de cases à parcourir sur un seul pied. Quand le joueur peut poser chaque pied dans des cases adjacentes, l'être est bientôt appelé à quitter la dualité, caractéristique du monde terrestre, pour rejoindre l'axe,  l'unité propre au monde céleste.

marelle-Morecambe.jpg

 

Après avoir atteint les huit états d'être, le joueur monte au Ciel car il a réalisé la totalité de tous les états possibles. Devenu un être totalement intégré, il ne peut ensuite qu'emprunter le chemin inverse et redescendre sur Terre.

 

Revenu sur Terre, le voyage est en principe terminé. L'être totalement unifié peut s'identifier à l'Axe du Monde et monter vers le Ciel ou descendre sur la Terre à loisir. Peu nous importe alors de battre les autres quand nous avons gagné par rapport à nous-mêmes.

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Source :  ici

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 23:44

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D'où vient la marelle ?

  

On ne sait pas quelle civilisation fut son berceau, car on ne connaît pas son origine exacte. Toutefois, la structure archétypale, universelle et astrologique, de ce qui n'est plus qu'aujourd'hui qu'un jeu d'enfant, laisse supposer que ce jeu initiatique est né en Mésopotamie. Mais il faut savoir que l'on retrouve sa trace en Inde, et que des textes chinois mentionnent son existence 

2 357 ans avant notre ère !


Ainsi, à l'instar de la croix ou de la spirale, par exemple, qui sont des symboles universels, on retrouve la marelle dans des temps très reculés et dans toutes les civilisations.


Toutefois, si l'on croit Platon, elle serait née en Egypte. En tout cas, la marelle grecque, que l'on nommait la kubeia, était d'inspiration égyptienne. On en a retrouvé de nombreuses figures, en Egypte donc, dont les cases étaient frappées de signes hiéroglyphiques. Selon les textes égyptiens, la marelle était utilisée par le défunt pour jouer son destin dans le labyrinthe de l'au-delà.

 marelle-jeu.jpg 

Marelle et labyrinthe :


En effet, par bien des aspects, c'est au mythe du labyrinthe que la marelle fait penser. Dans ce jeu, comme dans celui du labyrinthe, il s'agit pour le joueur ou l'initié de trouver l'issue qui symbolise la vie éternelle.


La marelle est un jeu initiatique en cela qu'elle conduit l'homme à progresser, à avancer de case en case, jusqu'à ce qu'il ait atteint son but. Il doit toujours évoluer. Tel est son destin. En Mésopotamie, en Egypte, en Chine, en Inde, en Grèce, à Rome, puis plus tard, dans toute l'Europe médiévale, c'étaient les adultes qui jouaient à la marelle. Ce faisant, ils se rappelaient à eux-mêmes que les hommes ne sont que passants, c'est-à-dire de passage sur cette Terre, qu'ils ont un autre but à atteindre, une autre mission à accomplir, une porte étroite à trouver.


La règle du jeu de marelle :

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Ce jeu tient son nom du palet que l'on lançait sur la figure géométrique dessinée sur le sol, qui se nommait merel, marel en ancien français, issu de marr, "pierre ou caillou". Le joueur s'appelait le méreau.


Il devait sauter de case en case , à cloche-pied, en poussant un palet censé figuré son âme. Il partait de la Terre, pour atteindre le ciel, le Paradis, en prenant garde de ne pas tomber en cours de route dans le puits ou en enfer, ou dans tout autre piège. Mais il ne devait pas se contenter d'avancer à cloche-pied. Il fallait aussi qu'il s'astreigne à certaines contorsions et à des jeux de jambes complexes. En aucun cas le palet ne devait s'arrêter sur une ligne car, de la Terre au Ciel, il n'y a pas de frontières, de zones de démarcations, de séparations, de repos.


En réalisant son parcours, l'homme cultivait son habileté et développait ainsi ses propres qualités. N'est-ce pas là le but ultime de toute vie humaine ?

 

Source : Didier Colin 

 

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