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  • : GRANDS REVES
  • : Ce blog se veut un lieu où partager au sujet des rêves et plus particulièrement des "grands rêves"... il se propose de recueillir ces derniers, d'en faire la collecte...Pour déposer un rêve, cliquez sur "contact" ci-dessous ou envoyez-le à undeuxtrois4@orange.fr Merci. ATTENTION : LE BLOG A DEMENAGE EN 2015
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Quelques précisions

Se pencher sur les "grands rêves"...drôle d'idée ? Pour quoi faire ? Pour se vanter d'avoir eu un rêve exceptionnel ? Non...surtout pas.

Mais plutôt pour retrouver parmi nous, gens soi-disant "civilisés" du 21 ème siècle, un peu de cette sagesse ancienne qui consiste à ne pas garder pour soi ce qui nous est "tombé du ciel" (ou du Soi)...

Chaque matin, les amérindiens commençaient leur journée en se racontant leurs rêves de la nuit...et ils avaient sans doute bien raison. Ils en tiraient de grands enseignements pour leur vie.

On dit qu'un rêve non recueilli, non interprété, est comme une lettre qu'on a reçue et qu'on n'a pas ouverte...Ouvrons donc ensemble notre "courrier" des profondeurs...et partageons les nouvelles !

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L'or des rêves

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Souviens-toi de tes rêves,

observe-les comme un territoire inconnu

car ils viennent des profondeurs de toi-même,

porteurs d'un conseil, d'un message

ou d'un avertissement.

.

Les rêves spirituels se distinguent

des rêves ordinaires

par l'intensité de leurs couleurs

et la force de l'émotion,

comme l'or se distingue du métal vulgaire.

Ils viennent dans un esprit

capable d'émerveillement,

qui regarde à l'intérieur de lui-même.

.

Sers-toi des rêves pour guérir, aimer

ou soulager ceux qui souffrent.

.

Sagesse amérindienne

.

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 11:45

sortir mer

Lorsqu'une image apparaît dans un rêve, il ne suffit pas de la décrire, il convient aussi de noter soigneusement l'émotion qui l'accompagne...Ainsi, "se trouver dans la mer" peut avoir des connotations bien différentes suivant le contexte, suivant ce que nous ressentons au moment du rêve :

nous pouvons être en vacances en train de nager ou de nous ébrouer joyeusement avec des amis, ou en train d'explorer avec curiosité les fonds sous-marins et leurs merveilles ou bien encore être dans les grandes profondeurs sous l'emprise de la tristesse ou de la mélancolie comme c'est le cas dans le rêve ci-dessous.


Le mot "mer" a toujours évoqué spontanément , par sa sonorité, le mot "mère"...

La mer, c'est l'inconscient collectif dans sa dimension maternelle...or, la "mère" peut être créatrice, régénératrice, pourvoyeuse, mais elle peut aussi être "matrice", matrice close qui à la fois sécurise... et enferme.

Car l'inconscient collectif peut aussi peser de tout son poids sur nous, nous empêchant de nous ouvrir aux autres, de vivre et d'aimer librement...Il nous plonge parfois dans le noir et la solitude. Il met alors un énorme "voile" entre nous et le monde. Nous nous sentons accablés par des forces plus grandes que nous, incapables d'agir, de réagir...de façon personnelle.


L'inconscient collectif se comporte alors comme une "grande matrice" qui enveloppe et indifférencie les individus, leur interdisant de développer un moi personnel, un moi autonome et différencié, unique. Il faudra un long travail, un long chemin en liaison avec le Soi pour s'éveiller de ce "sommeil des profondeurs" et pour développer un moi qui n'aura plus les mêmes valeurs et les mêmes comportements que la "masse", un moi qui ne sera plus seulement guidé par "ce qui s'est toujours fait", un moi qui aura trouvé son "individualité", son équilibre et son unicité...


Toute l'aventure humaine consiste, en fait, à sortir de cette "masse" indifférenciée, à sortir de la mer, à sortir de la "mère" des origines...pour apprendre à marcher sur ses deux pieds, sur la terre ferme...pour naître à soi-même...


Et là, nous retrouvons un peu l'histoire de...la petite sirène

.

La Licorne

.

 

 

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commentaires

La Licorne 23/03/2012 11:20

Tiens, j'ai trouvé un texte qui explique bien cela : http://www.jung.asso.fr/articles/Origines.html

Extrait :

"Détachement de la mère et retour à la mère sont deux mouvements complémentaires. Par conséquent, les frontières entre conscient et inconscient doivent être franchissables dans les deux sens. Ainsi
est affirmée la nécessité d’un constant renouvellement à travers un processus réitéré d’intégration du conscient et de l’inconscient. S’il est vrai que le Moi, lorsqu’il émerge, doit se dégager de
l’étreinte dangereuse de l’inconscient, il est tout aussi vrai que, bien souvent, au fur et à mesure que passent les années, le moi s’éloigne trop de ses racines inconscientes et en vient à se
raidir et à se stériliser. Une conscience trop civilisée souffre d’ubris et n’a plus la patience d’écouter l’autre partie en cause. Ceci vaut pour les individus, mais aussi pour les civilisations.
Jung a plusieurs fois insisté sur le danger de l’inflation psychique conjuguée à la surévaluation de la raison et de la technique. Il faut alors, pour rééquilibrer la situation, s’exposer de
nouveau à l’influence de l’inconscient, faire une sorte de retour dans le sein maternel pour renaître renouvelé, c’est-à-dire avec une conscience plus large. Le retour à la mère représente un accès
à l’autre versant de nous-mêmes, au monde des images et des potentialités intérieures. Tel est l’aspect potentiellement positif de la régression. Ainsi que l’écrit Jung, la plongée de la libido
dans l’inconscient " d’une part provoque des réactions infantiles…, d’autre part active aussi des images auxquelles est lié un sens thérapeutique et compensateur. La mère qui engloutit et retient
est donc aussi celle-là même qui peut alimenter la conscience sans l’étouffer."

fox 28/02/2012 12:54

Oui,tout à fait, il ne faut pas basculer dans la folie et l'expérience avec l'inconscient, c'est du cas par cas.

Deux cas m'intriguent ( je ne sais pas si c'est pertinent de les comparer): celui, mythique, de Jonas qui se fait avaler par un grand poisson et celui de Marie-Louise von Franz : elle a évoqué son
grand rêve initiatique sur l'Alchimie. Il commence comme ça:

"Devant l'université, j'allume une sorte de feu de la Saint-Jean et saute par dessus. Je me trouve alors soudain au bord de la mer et un poisson cherche à m'avaler. J'échappe à sa voracité et je me
dirige du côté de la terre"
A chacun son destin.

fox 27/02/2012 23:51

"Bref, arriver à vivre sur la plage, les pieds dans l'eau, mais pas sous l'eau...(sous l'emprise de l'inconscient collectif ou familial ou groupal)."

Les pieds dans l'eau, c'est pas suffisant : il faut nager et même aller sous l'eau ( avec une combinaison de plongée) . Se laisser engloutir, c'est synonyme de psychose, donc pour tenter
l'expérience de l'inconscient, il faut un moi fort.
Concernant mon expérience de l'inconscient, je ne sais pas si j'ai encore véritablement plongé. Peut-être n'en suis-je qu'aux pieds dans l'eau. J'ai une vision positive de l'inconscient collectif,
mais je préfère parler d'âme. Je crois que j'ai une bonne relation avec elle. Ce qui n'exclut pas les tensions.

La Licorne 28/02/2012 11:18



Dans l'article "Pêcheurs de l'inconscient", Jung est assez clair : il conseille de "s'arrimer" solidement à la Terre ...pour pouvoir ramener les contenus inconscients et les intégrer au
conscient...


Entre l'inconscient et le Moi, tout est question...d'équilibre...sans excès, ni d'un côté ni de l'autre...


Le rêve nous dit où nous en sommes et quel "excès" il convient de corriger: ce n'est pas le même pour tout le monde !


Certains auront besoin d'un contact plus prolongé avec leur inconscient, avec leurs profondeurs qu'ils ont perdus de vue...d'autres auront besoin de quitter un peu ces profondeurs et de revenir à
la terre ferme...


 



fox 27/02/2012 23:27

Les adultes ont un moi, s'identifient à lui et ne savent pas qu'ils ont un inconscient( nié par notre culture) d'où la dissociation.

"Il ne faut pas couper le contact avec l'inconscient, avec la "mer-Mère", avec les racines collectives, mais ne pas se laisser engloutir non plus..."

Tout à fait. Se couper de l'inconscient, et c'est la névrose. Le problème, c'est que l'inconscient fait peur. Jung relativise:
"La résistance du conscient contre l'inconscient et la dépréciation de celui-ci étaient des nécessités historiques du développement de la psyché humaine, sans lesquelles le conscient n'aurait
jamais pu se différencier de l'inconscient." (Pyschologie et alchimie).

Amezeg 27/02/2012 22:41

Si lumière il y a, elle n’est jamais autre que celle des rêves eux-mêmes. On a parfois la chance de la discerner tant bien que mal, peut-être lorsqu’on a appris, bon gré mal gré, à distinguer cette
lumière véritable de la bien faible lueur vacillante de son propre petit lumignon...

L’excès nuit en toutes choses. S’il faut parfois user avec modération de la dissection, il ne faut sans doute pas abuser en tout temps de l’amplification... mais je comprends l’orientation que tu
souhaites donner aux commentaires.

Comment résister au charme d’une douce censure... ? :-)

Amezeg