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  • : GRANDS REVES
  • : Ce blog se veut un lieu où partager au sujet des rêves et plus particulièrement des "grands rêves"... il se propose de recueillir ces derniers, d'en faire la collecte...Pour déposer un rêve, cliquez sur "contact" ci-dessous ou envoyez-le à undeuxtrois4@orange.fr Merci. ATTENTION : LE BLOG A DEMENAGE EN 2015
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Quelques précisions

Se pencher sur les "grands rêves"...drôle d'idée ? Pour quoi faire ? Pour se vanter d'avoir eu un rêve exceptionnel ? Non...surtout pas.

Mais plutôt pour retrouver parmi nous, gens soi-disant "civilisés" du 21 ème siècle, un peu de cette sagesse ancienne qui consiste à ne pas garder pour soi ce qui nous est "tombé du ciel" (ou du Soi)...

Chaque matin, les amérindiens commençaient leur journée en se racontant leurs rêves de la nuit...et ils avaient sans doute bien raison. Ils en tiraient de grands enseignements pour leur vie.

On dit qu'un rêve non recueilli, non interprété, est comme une lettre qu'on a reçue et qu'on n'a pas ouverte...Ouvrons donc ensemble notre "courrier" des profondeurs...et partageons les nouvelles !

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L'or des rêves

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Souviens-toi de tes rêves,

observe-les comme un territoire inconnu

car ils viennent des profondeurs de toi-même,

porteurs d'un conseil, d'un message

ou d'un avertissement.

.

Les rêves spirituels se distinguent

des rêves ordinaires

par l'intensité de leurs couleurs

et la force de l'émotion,

comme l'or se distingue du métal vulgaire.

Ils viennent dans un esprit

capable d'émerveillement,

qui regarde à l'intérieur de lui-même.

.

Sers-toi des rêves pour guérir, aimer

ou soulager ceux qui souffrent.

.

Sagesse amérindienne

.

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 20:37

 

street_art_64.jpeg

 

Le faiseur de pluie


Dans son introduction au Yi King (traduction française d’Etienne Perrot),

Jung rapporte un témoignage de son ami sinologue Richard Wilhelm :

la région de Chine où il séjournait fut frappée d’une sécheresse catastrophique.


Au comble du désespoir, les chinois firent appel aux services «paranormaux»

d’un faiseur de pluie : un vieil  homme émacié,

qui ne souhaita qu’une chose pour accomplir son office :

qu’on mette à sa disposition une maison isolée et tranquille.

Il s’y enferma trois jours, et le quatrième, les nuages se firent denses, 

et il y eut une forte chute de neige, en grande quantité,

à une saison qui n’était pas pourtant celle de la neige.


Emerveillé et fortement impressionné, Richard Wilhelm demanda au vieil homme

comment il avait ‘‘fait’’ la neige.

Celui-ci lui répondit contre toute attente qu’il n’en était pas responsable.

Il avait simplement constaté que le pays tout entier était en désordre intérieur

et qu’il se retrouvait dés lors lui-même affecté par ce désordre.


‘‘Aussi la seule chose que  j’avais à faire était d’attendre trois jours

jusqu’à ce que je me retrouve en Tao,

et alors, naturellement, le Tao fit la neige’’.

.

C-G Jung

. 

Comprenez que, pour Jung, cette histoire qu’il nous raconte n’est pas une jolie fable, mais un fait réel dont son ami sinologue, Richard Wilhelm a été le témoin objectif, dans la Chine encore traditionnelle du début du XX ème siècle, bien que notre science rationnelle occidentale n’y puisse rien comprendre. Et c’est la réalité, pour Jung, de cette histoire qui fait précisément à ses yeux, toute son importance, au point qu’il conseillait toujours à ses élèves de commencer par son récit lorsqu’ils devaient faire des conférences pour présenter la voie des profondeurs.


Jung découvre en effet dans cette histoire un témoignage saisissant de la synchronicité qu’il définit comme  une relation a-causale entre des phénomènes qui n’appartiennent pas au même registre du réel. 

 vieil-homme-chinois

 

Le faiseur de pluie – figure haute en couleur de la Chine taoïste traditionnelle que la chape de plomb rationaliste du maoïsme a fait totalement disparaître – vit manifestement l’univers (y compris dans sa réalité physique) comme un ‘‘unus mundus’’, comme disent les alchimistes, c’est-à-dire comme un monde un.


Il y a un seul monde : tous les registres du réel sont en synchronicité, c’est à dire les uns AVEC les autres, la sécheresse qui est un état physique de la matière, AVEC le désordre du pays qui ici est manifestement pour le faiseur de pluie un état psychique. Mais qu’est-ce que l’ordre ? C’est précisément la situation dans laquelle le monde et les êtres sont dans l’AVEC. 

 

Le Tao est en effet fondamentalement le principe de l’Avec selon la pensée chinoise : il est le Yin, le féminin, avec le Yang, masculin, le Yang avec le Yin. Toutes les relations sont harmonieuses lorsque les deux énergies féminine et masculine sont dans l’Avec, en communion. Le Tao est analogue à la notion jungienne du Soi, conjonction du féminin et du masculin, centre de l’être à partir duquel tout se réunit et s’harmonise.


Tao terre  

 

Notre civilisation moderniste occidentale qui sépare radicalement les registres extérieur et intérieur, la matière et la psyché ne peut tout simplement pas penser ce principe. Et dès lors celui-ci ne peut lui apparaître dans son opérationnalité. Lorsque le terrible tsunami est venu frapper l’Asie en décembre 2004, le moins que l’on puisse dire est que les discours occidentaux n’ont pu  spontanément l’associer à un désordre dans le psychisme de nos contemporains. 

Certes, on a pu très vite comprendre qu’il existait un rapport physique de cause à effet entre ce phénomène naturel et le réchauffement climatique de la planète, et reconnaître que celui-ci est lui-même  l’effet écologique désastreux du développement économique exponentiel du capitalisme mondialisé.

 

Mais la science occidentale répugnerait à lier cet évènement avec le désordre psychique qui affecterait l’humanité, car la psyché et les problèmes psychologiques des individus relève d’un autre registre du réel que celui de l’écologie. Le logos scientifique occidental ne peut en effet approcher le réel que sur le mode d’un principe de causalité linéaire selon lequel un phénomène serait toujours mécaniquement produit par un enchaînement d’autres qui sont tous sur le même registre que lui : dans l’exemple que j’ai choisi le registre est écologique, concerne la façon dont la «matière» en quelque sorte écologique de la Terre est affectée.


Tao-neige.gif

 

‘‘Comment avez-vous produit la neige ?’’, demande ainsi Richard Wilhelm en bon européen causaliste ! Le Chinois répond qu’il ne peut pas être responsable de la neige, mais seulement de l’ordre qui existe à l’intérieur de lui-même : si, dans un univers en désordre, je me mets en ordre à l’intérieur de moi (en me centrant sur le Tao, le Soi), synchronistiquement, c’est à dire sans lien causal, cela peut favoriser l’émergence d’un ordre harmonieux dans ma réalité extérieure.


Entendons bien ce que signifie «sans lien causal» : quoique je fasse, je ne suis pas maître de cette évolution ; ce n’est pas moi qui la produit, qui la contrôle ou qui peut la programmer. Elle est le fait du Tout Autre, du Tao qui lui seul, pour ainsi dire, sait le chemin que je dois suivre pour approcher de l’harmonisation de toute chose.

.

Pierre Trigano et Agnès Vincent

"Le réel est synchronicité"

.

 

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commentaires

E
Bonjour,
j'ai découvert votre blog, et je viens à vous pour vous présenter un projet. J'ai créé une page Facebook dédiée à la féerie. J'aurais souhaité y partager des recettes, des mythes, des légendes, y
parler de Mère Nature également.
Si le projet vous intéresse, je serais très honorée par votre présence.
Voici le lien : https://www.facebook.com/atelierdesfees
Au plaisir :)
Répondre
L


Pourquoi pas ? J'aime beaucoup les mythes, les légendes... la nature ...et les fées aussi  !
Mais l'histoire racontée ici est, je tiens à le rappeler, un fait réel !


 






N
Bonjour Licorne,

il y a très longtemps, j'ai rêvé de l'homme-pluie.

C'est un rêve très ancien mais très fort (puisqu'il est resté dans ma mémoire). j'ai vraiment "rencontré" cet homme pluie. Il m'a laissé une forte impression.

Il était dans un arbre, dans une forêt de style amazonienne...je ne me souviens plus des détails à moins que je l'ai noté quelque part. Nous laisserons agir l'oiseau...pardon le Tao! ;)
Répondre
L


:-)


Tiens, l'homme de pluie que tu décris dans son arbre et l'oiseau m'ont fait repenser à un conte africain qui s'appelle "L'oiseau de pluie..." :


http://chezlorry.ca/histoires/odp.htm